lundi 13 juin 2016

retour à Paris

dimanche 12 juin : retour à Paris

J’ai réservé sur Internet un billet de bus à la compagnie espagnole ALSA pour un départ ce dimanche matin très tôt (à 2h00). Arrivé vers 1h40 à la gare routière, lieu sombre situé derrière la caserne de la Guardia Civil, je m’y trouve seul, commençant à me demander si le bus passerait bien me prendre : légère inquiétude. A 1h59, j’entends le bus (grand format) arriver ; en descendent deux passagères ; le chauffeur vérifie ma carte d’identité et met mon sac en soute ; je monte prendre ma place réservée. Alors que tout le monde tente de s'assoupir, deux russes (ou deux ukrainiens ?) bien alcoolisés soliloquent et discutent bruyamment en sirotant une à une de petites bouteilles de vin tirées d’un vieux sac noir. A mi-parcours, le plus âgé des deux finit par s'effondrer, s'allonge dans l'allée centrale du bus et se met à ronfler. Spectacle. A l'arrêt suivant, le chauffeur tente tant bien que mal de le faire asseoir sur son siège. Une nuit courte et agitée.

Chemin Compostelle



Frontière France Espagne
Sur le pont de la Bidassoa : à droite l'Espagne, à gauche la France
Arrivé à Irún aux environs de 7h00, je traverse le pont sur la Bidassoa, rejoins Hendaye après trois kilomètres de marche, prends un petit déjeuner au bar en face la gare puis, faute de train, prends place dans un autre bus d'une compagnie privée (Starshipper) qui me conduit à la gare de Bordeaux. Là, par chance, je réussis à me faire admettre dans un tgv pour Paris et surtout obtiens une place assise qui autorise quelques salutaires assoupissements. J’arrive enfin à mon domicile aux alentours de 19h00 ; mon voyage – plus fatigant qu'une étape de 25 kilomètres sur le Chemin – a duré dix-sept heures. Un petit mot sur les bus : confortables, équipés de wifi (pas de wifi dans le tgv…), et même une bouteille d’eau offerte par la compagnie Starshipper.

Crédentiale Chemin Compostelle
La crédentiale oblitérée au fil des étapes parcourus sur le Chemin
Mes chaussures n'ont pas résisté aux centaines de kilomètres parcourus. Je vais devoir penser à leur remplacement...si je veux l'an prochain, comme cela me démange déjà, aller au bout du Camino del Norte et arriver à Saint-Jacques de Compostelle, en empruntant éventuellement le Camino Primitivo... A suivre !

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