mardi 31 mai : Bilbao-Castro Urdiales
Dans la nuit, vers une heure trente, le gars qui couchait
sur le lit au-dessus du mien est tombé ou a voulu se lever et est tombé
lourdement. Nuit agitée, et dès cinq heures ça commence à brasser dans le
dortoir. Si tôt ! il fait encore nuit dehors. Faute de pouvoir me
rendormir, je me lève un peu avant six heures. Petit déjeuner préparé par
l’hospitalero. Métro à la station Abando, ligne 2 direction
Portugalete
– comme
hier : la plupart des guides déconseillent de faire à pied le trajet
Bilbao-Portugalete, afin d’éviter d’importantes zones commerciales et
industrielles. Je démarre sur le Chemin à 7h20 ; pendant le premier
quart de
l’étape le sentier longe l’autoroute. Ce qui n'empêche pas des milans de
tournoyer dans le ciel. Au-delà, après la plage de La Arena, le chemin
monte sur la falaise au-dessus de
Pobeña et surplombe la mer – grise ce
matin –
pendant plusieurs kilomètres. Puis le sentier emprunte pendant quelques
kilomètres la route nationale 634 par chance très peu circulée dans
cette
portion (hypothèse : les automobilistes préfèrent emprunter
l’autoroute toute proche). J’y ai rencontré et encouragé quatre
cyclistes
gallois (drapeau bandes blanche et verte flanquées d’un dragon rouge en
étendard)
avec des montures lourdement chargées.
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| La plage de La Arena |
A
Mioño, je déjeune dans un bar : trois boccadillos
(petits sandwichs), une clara (panaché) et un grand café crème – je suis
rassasié pour la modique somme de 6,10 euros. Dans ce bar, je parle à deux
italiens de Verone, partis à pied depuis Biarritz, et qui vont marcher jusqu’à
Santander ; ils m’expliquent vouloir un minimum de confort et dorment
systématiquement dans les hôtels ou les pensions, jamais dans les albergues.
Beau point de vue en arrivant sur la falaise au-dessus de
Castro Urdiales, après plus de 28 kilomètres et par vent fort ! Ce soir,
comme les italiens, j’ai décidé de prendre un lit dans une pension, ce qui me
permettra de dormir seul dans la chambre et dans des draps et d’avoir des
serviettes toilette à disposition ; le luxe…pour 24 euros, sans le petit
déjeuner. Passage chez le coiffeur pour une coupe claire, tout près de la pension : 7 euros ; j'y reviendrai :))
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| Arrivée à Castro Urdiales |
Castro Urdiales, est une jolie station balnéaire au bord de
l'Océan. Au cours de la journée le Chemin a quitté le Pays Basque (espagnol) pour
la Cantabrie, autre région autonome du royaume d'Espagne. Et, après s’être
éloigné un peu de la côte lors des étapes de
Markina,
Gernika et
Bilbao, il a
retrouvé le bord de la mer. En me promenant à l'extrémité de la jetée du port
de Castro Urdiales, j'ai rencontré quatre jeunes gars en train de pêcher
(poulpe, dorade, etc.). Ils étaient contents de me voir (!) ; l'un d'eux a
voulu me prendre en photo ; en retour je les ai aussi photographiés. Ils m'ont
brièvement raconté leur vie d'exil : trois sont Brésiliens et un de
Saint-Domingue. Ils travaillent au port...et Zidane est toujours leur idole !
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| Une belle rencontre sur la jetée de Castro Urdiales |
Ce soir dans un bar du port, je mange une excellente salade
de poulpe et une part de tortilla, le tout accompagné d’un verre de txakolin (vin blanc
basque). Dans le bar, les vieux espagnols sirotent des verres en regardant et
commentant la retransmission d’une corrida diffusée en direct de Madrid. Les
jeunes, eux, sont au comptoir indifférents à ce qui se déroule sur l’écran.
Les photos de l'étape :
Bilbao-Castro Urdiales
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