mardi 14 juin 2016

étape Bilbao - Castro Urdiales

mardi 31 mai : Bilbao-Castro Urdiales

Dans la nuit, vers une heure trente, le gars qui couchait sur le lit au-dessus du mien est tombé ou a voulu se lever et est tombé lourdement. Nuit agitée, et dès cinq heures ça commence à brasser dans le dortoir. Si tôt ! il fait encore nuit dehors. Faute de pouvoir me rendormir, je me lève un peu avant six heures. Petit déjeuner préparé par l’hospitalero. Métro à la station Abando, ligne 2 direction Portugalete – comme hier : la plupart des guides déconseillent de faire à pied le trajet Bilbao-Portugalete, afin d’éviter d’importantes zones commerciales et industrielles. Je démarre sur le Chemin à 7h20 ; pendant le premier quart de l’étape le sentier longe l’autoroute. Ce qui n'empêche pas des milans de tournoyer dans le ciel. Au-delà, après la plage de La Arena, le chemin monte sur la falaise au-dessus de Pobeña et surplombe la mer – grise ce matin – pendant plusieurs kilomètres. Puis le sentier emprunte pendant quelques kilomètres la route nationale 634 par chance très peu circulée dans cette portion (hypothèse : les automobilistes préfèrent emprunter l’autoroute toute proche). J’y ai rencontré et encouragé quatre cyclistes gallois (drapeau bandes blanche et verte flanquées d’un dragon rouge en étendard) avec des montures lourdement chargées.

chemin Compostelle Pobeña
La plage de La Arena
A Mioño, je déjeune dans un bar : trois boccadillos (petits sandwichs), une clara (panaché) et un grand café crème – je suis rassasié pour la modique somme de 6,10 euros. Dans ce bar, je parle à deux italiens de Verone, partis à pied depuis Biarritz, et qui vont marcher jusqu’à Santander ; ils m’expliquent vouloir un minimum de confort et dorment systématiquement dans les hôtels ou les pensions, jamais dans les albergues.
Beau point de vue en arrivant sur la falaise au-dessus de Castro Urdiales, après plus de 28 kilomètres et par vent fort ! Ce soir, comme les italiens, j’ai décidé de prendre un lit dans une pension, ce qui me permettra de dormir seul dans la chambre et dans des draps et d’avoir des serviettes toilette à disposition ; le luxe…pour 24 euros, sans le petit déjeuner. Passage chez le coiffeur pour une coupe claire, tout près de la pension : 7 euros ; j'y reviendrai :))

Castro Urdiales Chemin Compostelle
Arrivée à Castro Urdiales
Castro Urdiales, est une jolie station balnéaire au bord de l'Océan. Au cours de la journée le Chemin a quitté le Pays Basque (espagnol) pour la Cantabrie, autre région autonome du royaume d'Espagne. Et, après s’être éloigné un peu de la côte lors des étapes de Markina, Gernika et Bilbao, il a retrouvé le bord de la mer. En me promenant à l'extrémité de la jetée du port de Castro Urdiales, j'ai rencontré quatre jeunes gars en train de pêcher (poulpe, dorade, etc.). Ils étaient contents de me voir (!) ; l'un d'eux a voulu me prendre en photo ; en retour je les ai aussi photographiés. Ils m'ont brièvement raconté leur vie d'exil : trois sont Brésiliens et un de Saint-Domingue. Ils travaillent au port...et Zidane est toujours leur idole !

Castro Urdiales
Une belle rencontre sur la jetée de Castro Urdiales
Ce soir dans un bar du port, je mange une excellente salade de poulpe et une part de tortilla, le tout accompagné d’un verre de txakolin (vin blanc basque). Dans le bar, les vieux espagnols sirotent des verres en regardant et commentant la retransmission d’une corrida diffusée en direct de Madrid. Les jeunes, eux, sont au comptoir indifférents à ce qui se déroule sur l’écran.

Les photos de l'étape :  Bilbao-Castro Urdiales

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