Hier soir, lors de la réunion des pèlerins avant le repas,
l’hospitalero (qui n’était pas le Padre Ernesto) nous a conseillé, pour nous
rendre à Santander, d’emprunter le sentier côtier, alors que la plupart des
guides proposent, pour rendre l’étape plus courte, de longer en grande partie
la route nationale. Ce matin après être passé à Galiziano, je prends donc la
direction du bord de mer et me retrouve rapidement en haut des falaises ;
la côte ressemble un peu à celle de la Haute Normandie. C'est très beau et il
fait une petite brise agréable sous un soleil à peine voilé.
| Sur le chemin côtier en direction de Santander |
Après trois heures
quarante cinq de marche, et un dernier kilomètre sur une très belle plage à
marée basse, je rallie la ville de Somo ; là, je prends un bateau-navette qui
me conduit en une vingtaine de minutes au cœur de Santander, grande ville
portuaire de presque deux cent mille habitants. Je suis en compagnie d’un couple de canadiens anglophones,
Jacqueline et Phil. Nous localisons rapidement l’auberge de pèlerins tout près
de la cathédrale ; mais elle n’ouvre qu’à 14h30. Il nous reste trois
heures à attendre. Déjeuner. Après avoir obtenu de l’hospitalière le droit de
déposer nos sacs à dos, petite promenade aux alentours de la cathédrale et
passage à l’office de tourisme.
| La cathédrale de Santander et son cloître |
Puis après avoir découvert l’auberge de l’intérieur, la
vétusté des installations sanitaires et des dortoirs hors d'âge, et m’être néanmoins
rasé et douché, je pars visiter la ville. Je me rends d’abord à l’historique bibliothèque
Menéndez y Pelayo ; elle est hélas fermée et je me contente d’en admirer
le bâtiment… Je rebrousse chemin et décide de monter sur les hauteurs de la
ville, au mirador Río de la Pila. Pour cela, j’emprunte d’abord successivement
plusieurs escalators qui gravissent la rue en forte pente (du même type que
ceux vus le 30 mai à Portugalete), puis un funiculaire (accès gratuit) pour
atteindre le sommet. Beau point de vue sur la rade de Santander. Que ce soit à
Portugalete ou ici à Santander, les escalators installés dans la rue (à l’air
libre) sont tous en parfait état de marche : je n’en ai pas vu un qui ne fonctionnait
pas. Pourquoi à Paris, les escalators dans les stations de métro (à l’abri
donc, contrairement aux escalators espagnols) sont si souvent en panne ? Question
de fabricant (à Santander et Portugalete, le fournisseur est
Thyssen) ? Un entretien plus attentif ? Un respect de l’usager plus
grand ? Je redescends tranquillement vers la ville basse dans la douceur
de la fin d’après-midi.
| Vue sur la rade de Santander, du mirador Ría del Pila |
Les photos de l'étape : Güemes-Santander
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