mardi 14 juin 2016

étape Güemes - Santander

vendredi 3 juin : Güemes-Santander

Hier soir, lors de la réunion des pèlerins avant le repas, l’hospitalero (qui n’était pas le Padre Ernesto) nous a conseillé, pour nous rendre à Santander, d’emprunter le sentier côtier, alors que la plupart des guides proposent, pour rendre l’étape plus courte, de longer en grande partie la route nationale. Ce matin après être passé à Galiziano, je prends donc la direction du bord de mer et me retrouve rapidement en haut des falaises ; la côte ressemble un peu à celle de la Haute Normandie. C'est très beau et il fait une petite brise agréable sous un soleil à peine voilé.

Santander Chemin Compostelle
Sur le chemin côtier en direction de Santander
Après trois heures quarante cinq de marche, et un dernier kilomètre sur une très belle plage à marée basse, je rallie la ville de Somo ; là, je prends un bateau-navette qui me conduit en une vingtaine de minutes au cœur de Santander, grande ville portuaire de presque deux cent mille habitants. Je suis en compagnie d’un couple de canadiens anglophones, Jacqueline et Phil. Nous localisons rapidement l’auberge de pèlerins tout près de la cathédrale ; mais elle n’ouvre qu’à 14h30. Il nous reste trois heures à attendre. Déjeuner. Après avoir obtenu de l’hospitalière le droit de déposer nos sacs à dos, petite promenade aux alentours de la cathédrale et passage à l’office de tourisme.

Santander Chemin Compostelle
La cathédrale de Santander et son cloître
Puis après avoir découvert l’auberge de l’intérieur, la vétusté des installations sanitaires et des dortoirs hors d'âge, et m’être néanmoins rasé et douché, je pars visiter la ville. Je me rends d’abord à l’historique bibliothèque Menéndez y Pelayo ; elle est hélas fermée et je me contente d’en admirer le bâtiment… Je rebrousse chemin et décide de monter sur les hauteurs de la ville, au mirador Río de la Pila. Pour cela, j’emprunte d’abord successivement plusieurs escalators qui gravissent la rue en forte pente (du même type que ceux vus le 30 mai à Portugalete), puis un funiculaire (accès gratuit) pour atteindre le sommet. Beau point de vue sur la rade de Santander. Que ce soit à Portugalete ou ici à Santander, les escalators installés dans la rue (à l’air libre) sont tous en parfait état de marche : je n’en ai pas vu un qui ne fonctionnait pas. Pourquoi à Paris, les escalators dans les stations de métro (à l’abri donc, contrairement aux escalators espagnols) sont si souvent en panne ? Question de fabricant (à Santander et Portugalete, le fournisseur est Thyssen) ? Un entretien plus attentif ? Un respect de l’usager plus grand ? Je redescends tranquillement vers la ville basse dans la douceur de la fin d’après-midi.

Santander
Vue sur la rade de Santander, du mirador Ría del Pila
Je visite la très belle cathédrale Nuestra Señora de la Asunción et son cloître (XIIe – XIVe siècles). Dans le bar où j’ai déjeuner à midi avec Jacqueline et Phil, je retrouve trois australiens (John, Phil et Bob) sur quatre (Paul est avec son épouse arrivée aujourd’hui à Santander en provenance de Melbourne). Dîner. Comme il est tôt et que l’auberge de pèlerins ne ferme qu’à dix heures, je leur propose de remonter avec eux au mirador Río de la Pila.

Les photos de l'étape :  Güemes-Santander

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