dimanche 5 juin : Requejada-Santillana del Mar
J’ai décidé de m’arrêter à Santillana del Mar pour n’en
repartir que mardi matin ; l’étape fait seulement une douzaine de
kilomètres ; j’y arrive assez tôt par une belle route, une fois dépassée
l’usine chimique Solvay un peu après Requejada. Santillana del Mar dont Jean-Paul Sartre écrivait dans son roman
La Nausée que c'était « le plus beau village
d'Espagne. »
Je passe à l’office du tourisme et m’installe au cœur de la cité médiévale, à l’auberge Solar de Hidalgos, auberge pour pèlerins privée installée dans un ancien palais du XVIe siècle, sorte de musée plein de coins sombres et d’une collection de vieux objets disposés dans les couloirs, aux murs, sur les paliers. J’occupe seul une chambre très (trop) grande pour moi, au deuxième étage sous les combles.
Je passe à l’office du tourisme et m’installe au cœur de la cité médiévale, à l’auberge Solar de Hidalgos, auberge pour pèlerins privée installée dans un ancien palais du XVIe siècle, sorte de musée plein de coins sombres et d’une collection de vieux objets disposés dans les couloirs, aux murs, sur les paliers. J’occupe seul une chambre très (trop) grande pour moi, au deuxième étage sous les combles.
| La façade de mon auberge à Santillana del Mar : Solar de Hidalgo |
A peine arrivé, je décide de me rendre à la grotte d'Altamira visiter le
musée et la grotte reconstituée (Neocueva), comme à Lascaux, à deux kilomètres
de Santillana. Altamira fut occupée par les hommes entre 36 000 et 12 000 ans
avant J-C ; ils y ont peint sur les parois, en particulier des animaux
(bison, biche, cheval, chèvre). Ce site classé au patrimoine mondial de
l'humanité, découvert à la fin du XIXe siècle, a été qualifié par un
archéologue français de « Chapelle Sixtine de la préhistoire. »
| Altamira : peintures rupestres dans la Neocueva |
Au retour, il faut bien s’affairer aux soins du corps et aux
tâches ancillaires : douche, soin des petits bobos, et lessive ;
pratique, le petit jardin à l’arrière de l’auberge pour étendre le linge au
soleil. Surprise : je rencontre - s’apprêtant à sortir de l’auberge - les
australiens (John, Phil, Paul et son épouse Jane), mais sans Bob qui parti tôt
ce matin de Requejada a poursuivi le chemin sans s’arrêter à Santillana. On
décide de prendre l’apéritif ; rendez-vous à l’accueil à 17h00. Paul, John
et Bob (absent ce soir) sont des ingénieurs en mécanique et génie civil qui ont
travaillé dans l’exploitation minière ; Phil était un agriculteur-éleveur
(plusieurs milliers de bêtes). Tous les quatre sont à la retraite ; Phil
pas vraiment car après avoir vendu son exploitation à un investisseur celui-ci
lui a confié la direction du domaine ; Paul explique que le troupeau de
vaches laitières a été remplacé par un troupeau de vaches à viande.
Installés, dans une cidrerie nous goûtons le cidre des Asturies (Santillana est encore en Cantabrie…) et le curieux appareil qui permet de remplir les verres (inclinés) par un jet sous pression afin d’ouvrir les arômes du breuvage. Un cidre beaucoup moins fruité et un peu plus alcoolisé que celui de Normandie et de Bretagne, un cidre un peu âpre auquel il faut s’habituer… Avec mes compagnons australiens, nous discutons à bâtons rompus : des gigantesques incendies qui dévastent une partie de l’Australie, de vocabulaire (la signification de « talon d’Achille », faiblesse / weakness), de l’attitude déplorable (estiment-ils) de l’Angleterre qui veut quitter l’Union européenne, de la suite du séjour européen de Paul et Jane qui, une fois arrivés à Compostelle, passeront une dizaine de jours au Portugal, etc. Début de soirée nous nous quittons ; nous reverrons-nous ? Très peu probable car ils quittent dès demain Santillana où je vais demeurer encore un jour.
Installés, dans une cidrerie nous goûtons le cidre des Asturies (Santillana est encore en Cantabrie…) et le curieux appareil qui permet de remplir les verres (inclinés) par un jet sous pression afin d’ouvrir les arômes du breuvage. Un cidre beaucoup moins fruité et un peu plus alcoolisé que celui de Normandie et de Bretagne, un cidre un peu âpre auquel il faut s’habituer… Avec mes compagnons australiens, nous discutons à bâtons rompus : des gigantesques incendies qui dévastent une partie de l’Australie, de vocabulaire (la signification de « talon d’Achille », faiblesse / weakness), de l’attitude déplorable (estiment-ils) de l’Angleterre qui veut quitter l’Union européenne, de la suite du séjour européen de Paul et Jane qui, une fois arrivés à Compostelle, passeront une dizaine de jours au Portugal, etc. Début de soirée nous nous quittons ; nous reverrons-nous ? Très peu probable car ils quittent dès demain Santillana où je vais demeurer encore un jour.
| Jean-Louis (en bleu) |
Sorti de la cidrerie, je déambule un peu sur un nuage (le cidre fait son effet) et, nouvelle rencontre : Jean-Louis le clermontois en compagnie de deux pèlerins basques français. Je leur dis mon intention de visiter la Collégiale ; Jean-Louis m’annonce qu’elle est fermée demain lundi et que je devrais y aller voir sans tarder. Visite pendant une bonne heure de ce chef d’œuvre de l’art roman, la Collégiale Santa Juliana et de son cloître (XIIe siècle). A la sortie, je retrouve les trois compères ; nous décidons d’aller dîner ensemble au restaurant El Jardín où pour quatorze euros nous dégustons un repas bon et copieux. Nous nous quittons, eux regagnant leur auberge près de la Collégiale et moi la mienne à l’autre extrémité de la ville. Reverrai-je Jean-Louis ? pas sûr car lui aussi repart dès demain. Je le suivrai sur sa page fb JLD2016…
Les photos de l'étape : Requejada-Santillana del Mar
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