vendredi 27 mai : Markina-Gernika
Petit déjeuner frugal avant de quitter Markina un peu avant
7h30 pour rejoindre la ville-martyr de Gernika. Etape vallonnée faite d’une
succession usante de « monte et descend ». Mes compagnons de voyage
sont les mêmes qu’hier à la pension Pitis : Jean, Delphine et Jean-Louis.
Lors de mon premier arrêt pour me restaurer, à Munitibar, ils ont poursuivi
leur route ; là, je rencontre Kim la coréenne et les québécois de la
veille. Plus tard, à quelques kilomètres du terme de l’étape, je retrouve Jean,
Delphine et Jean-Louis attablés à la terrasse d’un bar où je prends avec eux le
second en-cas de la journée. Sous le chaud soleil de ce début d’après-midi nous
rejoignons ensemble l’auberge de pèlerins qui se trouve à l’entrée de Gernika.
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| Une ancienne voie médiévale qu'emprunte le Chemin |
Ce soir, petit souci sous le pied
gauche causé par une ampoule qui a crevé et par un orteil dont l’aspect
tuméfié est un peu impressionnant.
Antiseptique, mercurochrome, pommade cicatrisante, compresse stérile,
l'indispensable petite pharmacie. Pour soigner les bobos, les conseils
de Jean et de Jean-Louis sont
précieux : ils parlent d’expérience et de savoirs acquis lors de marches
répétées au long cours. Bien qu’ayant l’impression de ne pas dormir
beaucoup,
entre mon coucher tôt – invariablement entre 9h30 et 10h00 – et mon
lever tôt
(6h00 / 6h30, je sens néanmoins que mon repos est suffisant.
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| L'arbre de Gernika, symbole de la Communauté basque |
Même fatigué au terme des cinq premières étapes, visiter
Gernika est une évidence. Gernika est connue pour sa destruction par les
aviateurs de la légion Condor, envoyés par Hitler afin de soutenir le général
Franco : c’était le 26 avril 1937.
Pablo Picasso a peint l'horreur de cet
événement dans le tableau «
Guernica » qui fut exposée par le
gouvernement républicain espagnol lors de l’Exposition universelle à Paris en
1937 (la toile est aujourd'hui au
musée Reine Sofia à Madrid). En se promenant dans la ville, on voit bien la différence entre les bâtiments
(peu nombreux) qui ont échappé aux bombes, et ceux reconstruits dans les années
quarante et cinquante. Gernika est la « capitale spirituelle » basque où se
réunissent les assemblées de la Communauté autonome basque. L'arbre de Gernika,
conformément à une tradition assez commune en Europe médiévale, est le lieu symbolique
où les grandes décisions de cette communauté ont été prises.
Les photos de l'étape :
Markina Xemein-Gernika
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